HISTORIQUE DU BARREAU

INTRODUCTION.

Le mot avocat vient du latin « ad vocatus», ce qui veut dire « appelé auprès de soi ». C’est lui que l’on appelait, dans la Rome Antique, pour ses conseils avisés lorsque l’on devait prendre une décision importante ou que l’on devait faire face à un conflit.

Cet homme qui passait, et devait l’être encore aujourd’hui, aux yeux des communs des mortels pour un conseiller, un sage, un homme d’expérience nanti des connaissances particulières était « honoré» au travers des cadeaux que lui remettaient ceux qui recouraient  à ses services.

Au moyen-âge, la profession s’est organisée en corporation, regroupant des avocats vivants dans une ville, et disposant chacune des règles professionnelles différente ; et ayant à sa tête un Conseil présidé par un Bâtonnier dont l’emblème de son autorité était un bâton.

Lors de la Révolution française, toutes les corporations seront supprimées. Celle des avocats va non seulement échapper à cette vague, mais surtout subir un contrecoup violent : relâchement dans l’observance des règles professionnelleset sacrifice suprême pour ceux des avocats qui tenaient à l’exercice de leur ministère(la défense de ceux qui risquaient leur vie).

Plus tard, l’Empereur Napoléon BONAPARTE fera établir les fondements de la profession moderne d’avocat, avant de se raviser sans grand succès en menaçant la profession qui gagnait en prestige et indépendance à la suite des nouvelles normes mise en place (Ensemble des codes napoléoniens :code civil, 1804 ; code pénal, 1810 ; Ordre des Avocats, 1810) : « j’arracherai sa langue à l’avocat qui l’utiliserait contre mon pouvoir ».